Rod BARTHET Biographie
Un parcours de passionné.
Cela fait maintenant 33 ans que Rod BARTHET est sur les routes pour aller distiller sa bonne humeur et son dynamisme communicatif. Rod Barthet est considéré comme l’un des meilleurs bluesmen français.
Rod a déjà joué en France, Allemagne, Etats-Unis, Macédoine, Grèce, Turquie, Mexique, Suisse, Espagne, Slovaquie, Équateur.
Rod Barthet découvre très tôt l’univers du rock. Dès l’âge de trois ans, il assiste à son premier concert Deep Purpule, une expérience marquante qui le conduit, quelques années plus tard, à explorer le punk et le hardcore. À 12 ans, il s’isole dans le garage familial avec une guitare empruntée, au grand dam de sa grand-mère qui voit ainsi ses premières années de retraite troublées par ses expérimentations musicales. À 14 ans, il fonde son premier groupe, Final Blast, où il exprime déjà une certaine révolte face à la société de consommation.
À 20 ans, après avoir étudié à l’école de musique de Nancy, il se lance professionnellement dans la musique et écume les pubs de la région. Son rêve commence alors à prendre forme. En 1991, un premier voyage à San Francisco lui permet de côtoyer des figures du blues telles que Tommy Castro, Johnny Nitro, Harvey Mandel (Canned Heat), Ron Thompson et Jim Guyett (bassiste de John Lee Hooker). Grâce à une démo qui circule en ville, il est repéré par John Lee Hooker en personne, qui l’invite à assurer sa première partie. Une rencontre marquante qui lui ouvre de nouvelles perspectives.
En 1995, il retourne à San Francisco pour enregistrer son premier album, Mr Alligator, avec son groupe Rod & The Shotgun’s au studio Alpha & Omega. Entre-temps, il partage l’affiche avec des artistes de renom comme Roy Rogers, Joe Louis Walker, Jimmy Johnson, Bo Diddley, Wilson Pickett, Alvin Lee et Mick Taylor. Trois ans plus tard, en 1998, il sort un deuxième album, Changer l’horizon, puis collabore avec Boris Bergman sur Au bout d’ma ligne, un album au ton plus rock qui lui permet de toucher un public plus large et d’intensifier ses tournées.
Entre 2000 et 2014, Rod Barthet fait un choix audacieux en prenant le chemin de l’autoproduction totale. Il sort deux albums, Je te promets et Sous une bonne étoile, où il assume pleinement la gestion artistique et financière de ses projets. Cette période marque un tournant dans son indépendance musicale : sans les contraintes d’un label, il explore davantage son propre son, peaufine ses compositions et renforce le lien direct avec son public. Il continue d’écumer les scènes, multipliant les concerts et s’appuyant sur un réseau fidèle pour diffuser sa musique.
Après plusieurs années en totale autonomie, il décide en 2015 de revenir vers un format plus classique, en s’associant de nouveau avec un label et un distributeur. Ce retour s’accompagne de la sortie de Les filles à l’écoute, enregistré à San Francisco. L’album reflète un équilibre entre ses influences blues et rock, tout en intégrant une touche plus mélodique et épurée. Soutenu par une tournée, ce projet marque une nouvelle dynamique dans sa carrière et renforce son audience.
En 2019, Rod Barthet dévoile Ascendant Johnny Cash, un album qui lui permet de renouer avec une facette plus americana de son univers. Ce disque, largement salué par la critique et le public, confirme sa capacité à se réinventer tout en restant fidèle à son essence musicale. La tournée qui suit connaît un franc succès, attirant un public toujours plus large et consolidant sa place dans le paysage musical.
L’année 2023 voit la sortie de À l’ombre des sycomores, un album qui reçoit un accueil très favorable dans la presse, certains articles le qualifiant même de sommet dans sa discographie. Avec une série de concerts en soutien à cet opus, Rod continue d’explorer et d’affiner son style, oscillant entre rock, blues et chanson française.
En 2025, il revient avec Le Phare des Infortunes, un nouvel aboutissement unanimement salué par la presse. Pour ce projet, il s’entoure d’invités prestigieux comme Fred Chapellier et Neal Black, confirmant ainsi son attachement à une musique sincère et enracinée dans le blues. Ce disque, à la fois personnel et fidèle à ses inspirations, marque une nouvelle étape dans son parcours musical . Patrick DALLONGEVILLE écrit a propos de cet album dans Paris Move « Passer à côté serait une faute (voire un crime)! »